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CD Musique

 
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Lundi, 09 Avril, 2012
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Loisirs - Rencontres aussi dans la presse :

Rencontre avec Vous - Volume II
Après le succès du premier volume, voici le nouveau cd de Danièle Gouyon, « Rencontre avec vous » Volume II. Un nouveau CD de notre collection « Vie pratique » qui vous permettra d’aborder, de la meilleure façon grâce à 5 exercices de sophrologie, des situations de stress que la vie apportent : Un rendez-vous important : Que ce soit dans le cadre de votre travail, ou de votre sphère privée, de nombreux rendez-vous peuvent être stressant. Rendez-vous d’affaire, ou bien avec votre banquier, voici un exercice qui vous permettra de vous préparer au mieux. Vous avez un examen : Qui n’a pas connu le stress de l’examen, le stress de la feuille blanche ou de l’examinateur désagréable, quelque soit le type d’examen, cet exercice vous aidera à affronter cette épreuve plus relaxé avec moins de stress. Vous êtes enceinte ? Allez à la rencontre de votre enfant dans ce merveilleux exercice plein de douceur et de tendresse. Aide au sommeil pour les enfants : Lorsque vient l’heure du couché, votre enfant a du mal à retrouver son calme, à trouver son sommeil. Voici un exercice de sophrologie fait pour lui et rien que pour lui. Sous la forme d’une simple histoire, il l’aidera à passer ce moment délicat. Ressourcement : A travers un exercice fait de formes, de couleurs et de rencontres, retrouvez vos forces et équilibres intérieures.
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Être vieux
Pour un premier numéro, nous aurions pu mieux choisir ! Un sujet qui fait vendre, par exemple ; ou qui fait pleurer Margot ; ou les deux. Que sais-je ?  Les OVNI, Jamais sans mon fils, La minceur est-elle congénitale ? Docteur, est-ce grave ?  Obsédés par une promotion fulgurante, l’actualité nous eut fourni en séduisantes horreurs :  Les Cubains sont-ils de bons nageurs ? Coca-Cola va-t-il s’associer à Durex ? L’ONU risque-t-elle d’attraper le choléra ?  En somme des sujets simples, impérativement grégaires, mais frappés au coin du bon sens par cette originalité mercantile et discrètement tapageuse qui fait les revues à la mode et les lecteurs hébétés. Non, nous avons préféré la porte étroite, le sujet soft, celui qui rebute la lectrice-Contrex, Mademoiselle-Loisirs ou Monsieur Santiag. Nous avons, inconsciemment par défi (ou pour nous démarquer consciemment) choisi le tabou discret, l’interdit malencontreux, la maladie éternellement transmissible : la vieillesse. En somme, nous avons voulu parler de notre peur, celle de nos rides futures, notre lente désagrégation vers le néant, le « Je n’ai plus que les os » du cher Ronsard – peut-être pour montrer (ou faire accroire) que nous avions cessé d’être frivoles, agités, crédules. Faire un pas vers la très sainte sagesse, celle que les films de série B caricaturent dans l’image du vieux chef Cheyenne décrépi ou du filiforme Chinois à barbichette, le visage parcheminé par le temps. Car l’accréditation d’un savoir ou d’une dignité exemplaire échappe à la spiritualité occidentale. Nos dieux et nos héros meurent trop jeunes. Nous amalgamons le Christ, Claude François et Coluche parce qu’ils ont eu le bon goût de mourir vite. Septuagénaires, on eut ri de les voir se démener sur la scène, l’un pour tirer des poissons de son chapeau, les autres pour chevroter chez Sevran. Oui, toute notre éducation est ainsi faite que la bêtise étincelante des jeunes nous stimule, et nous accable le bon sens parcimonieux des vieillards. Aux yeux des puissants, l’impuissance est une tare irréversible dont on se dédouane par l’oubli. Dans ses Caractères et anecdotes, Chamfort raconte : « On disputait chez Mme de Luxembourg sur ce vers de l’abbé Delille : Et ces deux grands débris se consolaient entre eux On annonce le bailli de Breteuil et Mme de la Reinière : “ Le vers est bon ”, dit la Maréchale » La haine ou le mépris du vieillard ne date pas d’aujourd’hui :  qu’ils se consolent entre eux !  Eu égard aux impératifs de l’humaine société (produire, polluer, massacrer), pas plus que l’enfant ou l’animal, le vieillard n’a sa place dans notre meilleur des mondes. Heureusement veillent des brimborions de morale (les euthanasistes sont pétris d’excellentes intentions) et l’omnipuissante médecine. En prolongeant notre vie, les émules d’Hippocrate ont triplé leurs honoraires. Que le dieu des Mathusalem les en préserve ! Même monnayable, leur secourable présence n’a pas de prix. Donc, cette revue. La première. Pour nous rappeler, comme le faisait Rousseau à propos de l’enfant, que le vieillard n’est pas un adulte en miniature, mai s un homme à part . Qu’il mérite ce que nous souhaiterons mériter : le respect de sa souffrance et la dignité de son état. En somme, les ultimes miettes d’un bonheur qu’on est en droit d’espérer à l’orée des portes frémissantes de la mort. Car, à tout heure,  à tout âge,  comme la formulait déjà Baudelaire, l’obsédante question nous est posée : «  Quand partons-nous pour le bonheur ?  » Léon Bauprac
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Résister !
Il est des mots que l’histoire fossilise en les enfermant dans une circonstance particulière. Résistance est de ceux-là, tué par cela même qui lui donne son éclat, les années infâmes de l’occupation. Résister, auréolé d’héroïsme, est devenu un cliché mythique coincé entre deux dates. Et pourtant la résistance, même si elle est cela, est bien plus que cela. Résister c’est être en état permanent d’éveil face au monde, à ses appeaux, et à l’effet, sur nous, de leur séduction. Car toute résistance, digne de ce nom, est à double sens. Si elle redresse des torts, ou tente de le faire, il faut que ce soit aussi à usage personnel et non en s’oubliant, comme trop de soi disant intellectuels, dans le cri qu’on pousse et qu’on se regarde pousser. Résister c’est être assez pessimiste pour voir les méfaits d’une société et assez optimiste pour croire qu’on peut, au moins en partie, les mettre en échec. Résister, l’étymologie nous l’apprend, c’est, d’abord,  s’arrêter , refuser de suivre le  courant , le troupeau, pour réfléchir à ces leurres qu’on ne cesse de nous tendre, et qui souvent dissimulent ce qu’ils prétendent dénoncer. Résister, c’est, lorsque cela est nécessaire, se mettre au-dessus des lois et des usages, privilégier l’éthique à la raison d’état, même si c’est au détriment de ses intérêts personnels. Signer des manifestes, tonitruer, n’est pas forcément résister : résister implique un engagement individuel quotidien dans les actes les plus simples et les plus obscurs. Résister, au fond, c’est une forme d’ascèse, puisque c’est  une attention de tous les instants  aux compromis qu’on nous propose et à notre glissement vers leur séduction. Bref, résister c’est survivre, refuser le consensus, bête molle et visqueuse, très prisé aujourd’hui ; c’est rejeter les bons sentiments endormeurs, les charités de tréteaux, les au-delà fallacieux, en un mot le spectacle, et préférer, comme Kafka, aux anecdotes lénifiantes et menteuses,  les mots qui mordent et qui piquent. René Pons
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